Le pays de la Terre avait toujours jalousement caché ses capacités et forces. Leur pouvoir potentiel était élevé, mais dissimulé derrière une modestie feinte et pleine de faux semblants. Au fin fond d'un dense forêt, entourée de hautes forteresses, la cité de la Terre se terrait [sans mauvais jeu de mot, veillez me pardonner]. Les habitants étaient tous vêtus d'une longue cape à capuchon de couleur ficelle, et déambulaient dans les rues pavées, parmi la masse de ninja, sans se préoccuper d'eux.
Bizarrement, ce jour là, la population était éparse, par petit groupe de deux, et des ninjas se trouvaient posté à toutes les intersections, lançant des regards suspicieux, presque accusateurs aux civils qui passaient devant eux. Un gamin se fit même attraper par le col et embarqué sous les pleurs de sa mère pour en avoir bousculé un d'entre eux.
Une surveillance pesante, et incomprise par beaucoup de personne. Mis à part peut-être le petit groupe qui progressait discrètement en direction d'un échoppe. Le patron de cette dernière sourcilla lorsque ils lui commandèrent à boire, et se mirent au fond de la salle.
Patron : c'est la première fois que je vous vois ici, vous êtes étrangers?
Les cinq personnes se regardèrent et l'une d'entre elles, une homme blond, éclata de rire avant de se justifier.
Homme : bien sur que non! Nous venons seulement d'un autre quartier du village, et nous avons entendu beaucoup de compliments sur votre bar, nous voulions juste essayer!
Le patron renifla d'un air de dire qu'il ne les croyait qu'à moitié, et fini par les servir leur boisson. Le saké prit une couleur bizarre lorsqu'il fut déversé dans les verres mal lavés. Il retourna prés de son comptoir en reniflant de nouveau, les laissant seul.
La femme blonde s'adressa au blond.
Ino : manifestement, il ne nous fait pas confiance... et c'est réciproque! Son saké à une drôle d'odeur! Il veut nous empoisonner?
Naruto : il a du le couper avec autre chose.
Sasuke : ne vous retournez pas, il nous observe.
Le cou de l'Uzumaki craqua lorsqu'il dirigea son regard vers le barman. Une claque de Sakura ramena son visage vers le centre de la table.
Sakura : il t'a dis de ne pas te retourner crétin!
Chacun émit un soupir de désolation devant son attitude, et Sai but courageusement son saké pour faire comprendre qu'il tentait de se souler pour échapper à la bêtise de Naruto. Il s'étrangla immédiatement.
Naruto : bon, qu'elles sont la suite des réjouissances?
Il se posait la question à lui même, pour attirer leur attention vers lui, alors qu'il sortait de sa poche un mouchoir en papier, et l'étala devant lui.
Sai : tu comptes te moucher?
Le regard noir qu'il lui lança apporta la réponse d'elle même, et il ne souhaitait plus être dérangé.
Naruto : hier soir, j'ai vu un oiseau.
Sasuke jeta un coup d'½il vers le patron de l'échoppe. Il avait tendu l'oreille. Naruto avait du le deviner, car il venait d'annoncer quel code il allait employer. Même s'il refuserait de l'admettre sous des menace de mort, il reconnu que ce type était un génie. Humf, passons ce moment d'égarement dans l'esprit de L'Uchiwa.
Naruto : il volait avec difficulté, car son aile droite était cassée. J'ai réussit à le capturer pour lui donner à boire du lait dans une auge de porcelaine. La cage dorée que je lui ai donné, il l'a apprécié, car elle se trouvait sur quatre niveau différent. Je crois qu'il préfère les petites boulettes de viande parfumées pour son repas de midi. Mais mon chat avait voulu les manger, et j'ai du le mettre à la porte pour pas qu'il ne vienne me déranger, je ne le supporte plus en peinture.
Sai se raidit à ses mots, et se gratta le menton, avant de rallonger son dos sur sa chaise.
Naruto : enfin bref, tout ça pour vous dire qu l'oiseau à réussit à s'échapper alors que j'avais ouvert la porte du troisième niveau pour nettoyer les fientes qu'il avait fait. Mais il n'est pas allé loin, à cause de son aile. J'ai du le soigner, et il ne pouvait plus bouger à cause des bandages.
Sakura et Ino se jetèrent un regard rapide, et la blonde pencha la tête sur le côté.
Sasuke : très jolie histoire.
Naruto : n'est-ce pas?
Sasuke : il m'est arrivé la même chose avec un poisson.
Naruto : un poisson?
Sasuke : oui, un poisson.
Naruto : et qu'est-il arrivé au poisson?
Sasuke : je l'ai mangé.
Naruto : c'est une bonne idée.
Le blond replia les mouchoir devant lui, et le tendit à son coéquipier. Puis il se retourna dans un grand sourire pour demander l'addition.
Dans la fraicheur de la nuit, les ninjas postés à l'entrée du bâtiment de leur Kage maudirent la répartition hasardeuse des tours de gardes. Ils venait d'avoir le plus ennuyeux, et le plus glacial. Une mince fumée s'élevait de leur bouche tandis qu'ils soufflaient sur leurs doigts frigorifiés.
Un bruit attira leur attention, et ils se positionnèrent en défense. Un chat sortit de l'ombre devant eux, et ils ses détendirent. Puis un second arriva. Ils miaulèrent tous les deux, et un troisième se joignit à eux. Puis un quatrième... les gardes commencèrent à paniquer lorsque leur nombre atteint la dizaine, mais il fut trop tard : ils furent submergé. Puis, aussi vite qu'ils ne furent apparus, les félins disparurent, et les gardes sursautèrent. Avaient-ils rêvé? Ils n'osèrent même pas se le demander mutuellement, tellement ils avaient honte de cette faute possible, et reprirent leur surveillance, avec toutes leur bonne volonté pour lutter contre le sommeil.
Les lèvres de Naruto esquissèrent un sourire de satisfaction. Sai avait réussit la première partie du plan, et ils s'étaient introduits sans le moindre mal dans le bâtiment. Atteindre le troisième étage, là où se trouvaient les bureau du Kage, ne serait plus tellement difficile. Sakura était partie avec Ino aux sous-sol, pour voir si des prisonniers s'y trouvaient. Sasuke l'accompagnait, le suivant comme son ombre, mais l'Uzumaki sentait parfaitement qu'il était frustré : ce n'était pas lui qui dirigeait les opérations, il se contentait suivre ses indications sans protester. Ils s'arrêtèrent au détours d'un couloir mal éclairé. Tout était silencieux. Accroupis et collés au murs, ils analysaient leur prochain itinéraire.
Sasuke s'apprêtait à se relever, lorsque Naruto le stoppa en l'agrippant pour le plaquer au sol. Des bruits de pas se faisait entendre, et venaient dans leur direction. Quelques secondes plus tard, une patrouille passa à l'endroit exact où ils se tenaient précédemment. Solidement accroché au plafond, Naruto les observa s'arrêter devant une porte, vérifier qu'elle était bien fermée, puis s'en aller.
Une fois certain d'être seuls dans les parages, les deux ninjas atterrirent en douceur. Le blond indiqua d'un signe qu'il voulait inspecter ce qui se trouvai derrière la porte, et Sasuke acquiesça, voulant lui aussi satisfaire sa curiosité.
Naruto tira de sa poche une épingle à cheveux et commença à traficoter la serrure. Son compagnon le regarda en fronçant les sourcils. Ce n'était pas dans ses habitudes d'ouvrir une porte en douceur, un coup de pied aurait suffit. Oui, aurait suffit à ramener toute la garde.
Naruto : c'est Hinata qui m'a appris ça.
La porte s'ouvrit sans un bruit, et il tâtonna à l'intérieur pour trouver l'interrupteur. À peine eu-t-il la main dessus, avant même de l'activer, que quelque chose faucha ses jambes, et le frappa en pleine poitrine au sol. Sasuke réagit aussitôt en plongeant sur une forme, un kunai en main, mais se trompa de cible.
Naruto : argle!!
Conscient de son erreur, l'Uchiwa envoya son arme au mur, contre l'interrupteur, et la lumière fut.
Non loin d'eux, la troisième personne dans le pièce les fixait, totalement sous le choc.
Hinata Hyuga était plus pâle qu'habituellement, et elle perdit connaissance lorsque son mari la prit dans ses bas, pour la défaire de ses liens.
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