The Return of the Jedi.....


S'il avait été un chien, ou n'importe quel autre animal, les oreilles de L'Uchiwa se seraient soudainement redressées, alertées par un semblant de bruit lointain. Même si cela n'avait été que semblant, il avait appris dans son métier qu'il ne fallait rien ignorer, tout était une question de survie.
Cela faisait plusieurs minutes qu'ils se trouvaient au pays de la terre, et son sixième sens, très affuté, lui avait clairement signalé que quelque chose clochait.
Sasuke : on s'arrête là.
Le couple qui l'accompagnait s'arrêta, septique, en observant les alentours sans découvrir le moindre signe suspect. Cependant, se trouver en pleine forêt alors que la nuit allait tomber dans l'heure qui suivait n'était pas non plus rassurant. Qui sait ce qui pouvait roder.
Ino : qu'est-ce qui se passe?
Sai sonda l'air, puis se redressa en regarda derrière eux, dans l'invisible des arbres touffus.
Sai : nous sommes suivi. Je viens de le sentir.
Sasuke : oui, je m'en suis rendu compte il y a peu. Ils ne doivent plus être vraiment loin, il est peut-être encore temps de nous séparer.
Sai : inutile.
Il venait de se mettre en position défensive de combat, face aux ombres qui se dessinaient dans le feuillage des arbres environnants, par centaine. Ils se retrouvèrent ainsi encerclé, sans possibilité pour s'échapper. L'affrontement était inévitable.
Les secondes suivantes stagnèrent, comme figées dans le temps. Les trois konohiens se crispèrent, prêt à répondre à une attaque qui pourrait se vouloir surprise, lorsqu'ils se relâcheraient. Mais il en fut tout autrement.
Les silhouettes disparurent une à une dans un panache de fumée. Deux pourtant subsistèrent, et une voix s'éleva
... : finalement, on vous a retrouvé.
Le sang de Sasuke se glaça, et son c½ur manqua un battement. Avait-il bien entendu? Pourtant cela était impossible. Il releva la tête, et croisa une paire d'yeux qui ne firent que confirmer l'impensable que son imagination avait formulé. Une foule de question arriva dans son esprit. Comment, en fut le principal mot.
... : hé, Sasuke, t'as perdu ta langue ou quoi?
Une homme blond agitait sa main juste devant son nez pour le faire réagir, un sourire béat sur les lèvres, visiblement amusé de la situation. Il n'en fallu pas plus pour L'Uchiwa. Son geste surprit tout le monde, tellement inattendu de sa part. Naruto Uzumaki se pétrifia d'effroi alors que son meilleur ami et coéquipier le prenait dans ses bras pour l'enlacer. Dans un hoquet de stupeur, il tenta de bafouiller une réplique niaise sur le comportement du brun, ce qui ne cacha en rien son embarra.
Naruto : hum... Sasuke, moi aussi je suis super content de te revoir mais tu commence un peu à m'étouf... argle non! M'étrangle pas!!!
Il tenta vainement de s'extirper de l'étreinte meurtrière de son ami, tandis que ce dernier dissimulait un légère larme que personne ne devait apercevoir. Les yeux rougis par ses pleurs, il relâcha le blond, et se tourna vers la seconde silhouette. Elle ne semblait pas avoir changé depuis le moment où ils s'étaient quittés. Elle avait le même petit sourire timide que le jour où ils s'étaient mariés, et il tendit la main pour caresser sa joue dans un tremblement hésitant, comme si la toucher allait la briser comme du cristal.
Sakura : salut...
Il se mordilla la lèvre pour ne pas avoir à sourire, et répondit à son bonjour, comme s'ils ne s'étaient quittés que pour quelques heures. Elle ne paraissait ne pas avoir changé, alors que son propre visage se trouvait ravagé par le chagrin, la tristesse, et les nombreuses larmes versée durant son « deuil ».
N'y tenant plus, il l'attira dans ses bras pour l'enserrer contre son c½ur battant la chamade. Elle était contre lui, et plus jamais il ne la lâcherait, plus jamais il ne l'abandonnerait, plus jamais il ne la quitterait des yeux. Sa femme, son amour, sa raison de vivre. Il posa avec douceur ses lèvres sur les siennes pour y sentir un sourire de joie partagée.
Sakura : toi aussi tu m'as manqué.
Elle savait toujours ce que son c½ur ressentait. Il hocha la tête, puis ils finirent par se retourner vers le reste du groupe.
Naruto affichait une moue impatiente dont Sasuke en comprit bien vite la raison.
Naruto : maintenant que vous avez fini de montrer au monde que vous nagez en plein dans le bonheur des retrouvailles, on pourrait peut-être se bouger, pour que moi aussi je puisse rapidement en faire autant?
Sai poussa un soupire désabusé alors que sa femme lui tapotait l'épaule en soutient. Oui, ce baka de blond était de retour, pour le meilleur, comme pour le pire. Il n'y avait plus qu'à espérer que ça ne serait désormais que pour le meilleur.


- - -


The Return of the Jedi.....

# Posted on Wednesday, 07 January 2009 at 6:51 AM

Edited on Tuesday, 17 March 2009 at 11:32 AM

Action


Le pays de la Terre avait toujours jalousement caché ses capacités et forces. Leur pouvoir potentiel était élevé, mais dissimulé derrière une modestie feinte et pleine de faux semblants. Au fin fond d'un dense forêt, entourée de hautes forteresses, la cité de la Terre se terrait [sans mauvais jeu de mot, veillez me pardonner]. Les habitants étaient tous vêtus d'une longue cape à capuchon de couleur ficelle, et déambulaient dans les rues pavées, parmi la masse de ninja, sans se préoccuper d'eux.
Bizarrement, ce jour là, la population était éparse, par petit groupe de deux, et des ninjas se trouvaient posté à toutes les intersections, lançant des regards suspicieux, presque accusateurs aux civils qui passaient devant eux. Un gamin se fit même attraper par le col et embarqué sous les pleurs de sa mère pour en avoir bousculé un d'entre eux.
Une surveillance pesante, et incomprise par beaucoup de personne. Mis à part peut-être le petit groupe qui progressait discrètement en direction d'un échoppe. Le patron de cette dernière sourcilla lorsque ils lui commandèrent à boire, et se mirent au fond de la salle.
Patron : c'est la première fois que je vous vois ici, vous êtes étrangers?
Les cinq personnes se regardèrent et l'une d'entre elles, une homme blond, éclata de rire avant de se justifier.
Homme : bien sur que non! Nous venons seulement d'un autre quartier du village, et nous avons entendu beaucoup de compliments sur votre bar, nous voulions juste essayer!
Le patron renifla d'un air de dire qu'il ne les croyait qu'à moitié, et fini par les servir leur boisson. Le saké prit une couleur bizarre lorsqu'il fut déversé dans les verres mal lavés. Il retourna prés de son comptoir en reniflant de nouveau, les laissant seul.
La femme blonde s'adressa au blond.
Ino : manifestement, il ne nous fait pas confiance... et c'est réciproque! Son saké à une drôle d'odeur! Il veut nous empoisonner?
Naruto : il a du le couper avec autre chose.
Sasuke : ne vous retournez pas, il nous observe.
Le cou de l'Uzumaki craqua lorsqu'il dirigea son regard vers le barman. Une claque de Sakura ramena son visage vers le centre de la table.
Sakura : il t'a dis de ne pas te retourner crétin!
Chacun émit un soupir de désolation devant son attitude, et Sai but courageusement son saké pour faire comprendre qu'il tentait de se souler pour échapper à la bêtise de Naruto. Il s'étrangla immédiatement.
Naruto : bon, qu'elles sont la suite des réjouissances?
Il se posait la question à lui même, pour attirer leur attention vers lui, alors qu'il sortait de sa poche un mouchoir en papier, et l'étala devant lui.
Sai : tu comptes te moucher?
Le regard noir qu'il lui lança apporta la réponse d'elle même, et il ne souhaitait plus être dérangé.
Naruto : hier soir, j'ai vu un oiseau.
Sasuke jeta un coup d'½il vers le patron de l'échoppe. Il avait tendu l'oreille. Naruto avait du le deviner, car il venait d'annoncer quel code il allait employer. Même s'il refuserait de l'admettre sous des menace de mort, il reconnu que ce type était un génie. Humf, passons ce moment d'égarement dans l'esprit de L'Uchiwa.
Naruto : il volait avec difficulté, car son aile droite était cassée. J'ai réussit à le capturer pour lui donner à boire du lait dans une auge de porcelaine. La cage dorée que je lui ai donné, il l'a apprécié, car elle se trouvait sur quatre niveau différent. Je crois qu'il préfère les petites boulettes de viande parfumées pour son repas de midi. Mais mon chat avait voulu les manger, et j'ai du le mettre à la porte pour pas qu'il ne vienne me déranger, je ne le supporte plus en peinture.
Sai se raidit à ses mots, et se gratta le menton, avant de rallonger son dos sur sa chaise.
Naruto : enfin bref, tout ça pour vous dire qu l'oiseau à réussit à s'échapper alors que j'avais ouvert la porte du troisième niveau pour nettoyer les fientes qu'il avait fait. Mais il n'est pas allé loin, à cause de son aile. J'ai du le soigner, et il ne pouvait plus bouger à cause des bandages.
Sakura et Ino se jetèrent un regard rapide, et la blonde pencha la tête sur le côté.
Sasuke : très jolie histoire.
Naruto : n'est-ce pas?
Sasuke : il m'est arrivé la même chose avec un poisson.
Naruto : un poisson?
Sasuke : oui, un poisson.
Naruto : et qu'est-il arrivé au poisson?
Sasuke : je l'ai mangé.
Naruto : c'est une bonne idée.
Le blond replia les mouchoir devant lui, et le tendit à son coéquipier. Puis il se retourna dans un grand sourire pour demander l'addition.



Dans la fraicheur de la nuit, les ninjas postés à l'entrée du bâtiment de leur Kage maudirent la répartition hasardeuse des tours de gardes. Ils venait d'avoir le plus ennuyeux, et le plus glacial. Une mince fumée s'élevait de leur bouche tandis qu'ils soufflaient sur leurs doigts frigorifiés.
Un bruit attira leur attention, et ils se positionnèrent en défense. Un chat sortit de l'ombre devant eux, et ils ses détendirent. Puis un second arriva. Ils miaulèrent tous les deux, et un troisième se joignit à eux. Puis un quatrième... les gardes commencèrent à paniquer lorsque leur nombre atteint la dizaine, mais il fut trop tard : ils furent submergé. Puis, aussi vite qu'ils ne furent apparus, les félins disparurent, et les gardes sursautèrent. Avaient-ils rêvé? Ils n'osèrent même pas se le demander mutuellement, tellement ils avaient honte de cette faute possible, et reprirent leur surveillance, avec toutes leur bonne volonté pour lutter contre le sommeil.



Les lèvres de Naruto esquissèrent un sourire de satisfaction. Sai avait réussit la première partie du plan, et ils s'étaient introduits sans le moindre mal dans le bâtiment. Atteindre le troisième étage, là où se trouvaient les bureau du Kage, ne serait plus tellement difficile. Sakura était partie avec Ino aux sous-sol, pour voir si des prisonniers s'y trouvaient. Sasuke l'accompagnait, le suivant comme son ombre, mais l'Uzumaki sentait parfaitement qu'il était frustré : ce n'était pas lui qui dirigeait les opérations, il se contentait suivre ses indications sans protester. Ils s'arrêtèrent au détours d'un couloir mal éclairé. Tout était silencieux. Accroupis et collés au murs, ils analysaient leur prochain itinéraire.
Sasuke s'apprêtait à se relever, lorsque Naruto le stoppa en l'agrippant pour le plaquer au sol. Des bruits de pas se faisait entendre, et venaient dans leur direction. Quelques secondes plus tard, une patrouille passa à l'endroit exact où ils se tenaient précédemment. Solidement accroché au plafond, Naruto les observa s'arrêter devant une porte, vérifier qu'elle était bien fermée, puis s'en aller.
Une fois certain d'être seuls dans les parages, les deux ninjas atterrirent en douceur. Le blond indiqua d'un signe qu'il voulait inspecter ce qui se trouvai derrière la porte, et Sasuke acquiesça, voulant lui aussi satisfaire sa curiosité.
Naruto tira de sa poche une épingle à cheveux et commença à traficoter la serrure. Son compagnon le regarda en fronçant les sourcils. Ce n'était pas dans ses habitudes d'ouvrir une porte en douceur, un coup de pied aurait suffit. Oui, aurait suffit à ramener toute la garde.
Naruto : c'est Hinata qui m'a appris ça.
La porte s'ouvrit sans un bruit, et il tâtonna à l'intérieur pour trouver l'interrupteur. À peine eu-t-il la main dessus, avant même de l'activer, que quelque chose faucha ses jambes, et le frappa en pleine poitrine au sol. Sasuke réagit aussitôt en plongeant sur une forme, un kunai en main, mais se trompa de cible.
Naruto : argle!!
Conscient de son erreur, l'Uchiwa envoya son arme au mur, contre l'interrupteur, et la lumière fut.
Non loin d'eux, la troisième personne dans le pièce les fixait, totalement sous le choc.
Hinata Hyuga était plus pâle qu'habituellement, et elle perdit connaissance lorsque son mari la prit dans ses bas, pour la défaire de ses liens.



- - -


Action

# Posted on Monday, 02 February 2009 at 12:47 PM

Edited on Tuesday, 17 March 2009 at 11:31 AM

Fenêtre sur cour.

Sai sonda les environs de son regard perçant, et se surprit à ronger les ongles. Il avait lu quelque part que c'était un signe d'anxiété et de nervosité. Nerveux, lui? Il s'interrogea sur les raisons qui pourraient le mettre dans cet état. Premièrement, ils étaient en mission infiltrée dans le village caché ennemi. Deuxièmement, le groupe qu'ils constituaient était dispatché, chose interdite dans le règlement des ninjas : « toujours rester groupé » (règle n°5). Et enfin, dernier point, sa femme venait de s'introduire dans un bâtiment rempli de ninjas, avec des chances infimes de pouvoir en ressortir vivante.
Et bien, si c'était cela être nerveux, il avait le droit de se laisser paniquer. Quoique, il se rappela la notion de panique : « qui trouble subitement et violemment l'esprit » (dictionnaire complet de la langue courante), il ne se sentait pas particulièrement troublé dans sa tête.
Un mouvement furtif proche du bâtiment qu'il surveillait le sortit de sa réflexion, et mit tout ses sens en éveil. Une ombre se dessina dans la nuit noire, et se dirigea à petit pas vers lui. Ce n'était que Sakura qui le rejoignait.
Sakura : Ino est encore dedans, nous avons trouvé plusieurs des nôtres enfermés dans des cachots, un peu mal en poing, mais ils devraient être capables de marcher. Les autres ne sont pas encore revenu?
Sai : pas le moindre signe, mais ils ne...
Il ne finit pas sa phrase, un bruit assourdissant retentit soudainement de derrière lui, le faisant sursauter. Un mégaphone beuglait une sirène stridente sur le mur aux pieds duquel ils s'étaient retrouvés. Sakura calma son rythme cardiaque avant de se retourner vers son coéquipier.
Sai : j'y suis pour rien!!
La sirène prenait progressivement de plus en plus d'ampleur, et toute la ville fut bientôt réveillée.
Sai : tu crois que c'est une alerte incendie?
Sakura : tu essayes de remporter le prix de la connerie que Naruto détient toujours?
Il se renfrogna à sa remarque glacée. Décidément, la team 7 ne possédait toujours pas le sens de l'humour après tant d'année.



Naruto caressa la joue froide de sa femme et la resserra contre lui en vérifiant son pouls. Il était faible mais régulier. Mieux valait-il qu'il demande conseil à Sakura au plus vite. Elle marmonnait dans son inconscience, et il perçut le nom de son cousin au travers de ses mot sans sens. Il lui embrassa tendrement le front en lui promettant qu'il retrouverait Neji, puis jeta un coup d'½il à Sasuke qui patientait paisiblement.
Naruto : tu devrais y aller, j'ai cru comprendre que tu avais un truc important à faire...
L'Uchiwa disparu si vite que son ombre ne parut pas le suivre.
Naruto huma le parfum des cheveux d'Hinata, un sourire nostalgique accroché sur les lèvres.
Naruto : tu m'as manqué.
Il se releva, la tenant toujours dans ses bras. Un bruit de cavalcade dans le couloir lui indiqua qu'emprunter ce dernier serait impossible pour retourner dehors. Ne restait que cette solution, et il savait déjà qu'elle allait le détester, même s'il se doutait que ça devait déjà être le cas. Il ressortit de la pièce, et aperçu ce qu'il recherchait. Sans se poser de question, il fonça dedans aussi vite qu'il pu.




Sai et Sakura se firent le plus petit qu'il leur était possible alors qu'une armée de ninjas surentraînés venait de débouler tout autours d'eux. Apparemment, personne ne les remarqua, et ils tentèrent de se fondre dans la masse.
Ninja1 : si tard dans la nuit, on a pas idée de réveiller les gens! Je suis sûr que c'est encore un exercice!
Ninja2 : pas sûr, le Kage se trouve dans le bâtiment, la dernière fois qu'on a fait une simulation d'intrusion, il était en extérieur.
Ils se turent lorsqu'une personne que Sakura identifia comme un commandant se dressa parmi la foule sur une petite estrade.
Commandant : ninjas du pays de la Terre! Soyez fier de votre patrie! Un envoyé au pays du Feu nous rapporte des nouvelles de nos compagnons : la victoire sur la félonne Konoha est en bonne voie! Ils ne sont plus loin de l'abdication, et bientôt le monde sera en paix sans sa tyrannie expansionniste, sa domination totalitaire et cruauté sanguinaire!
Ninja1 : et bla et bla et blablabla... toujours un peu le même discours.
Ninja2 : mon oncle dit que Konoha était le plus beau village caché qu'il ai pu voir...
Ninja1 : comment a-t-il pu le voir s'il était caché?
Il haussa les épaules et retourna son attention sur le commandant qui continuait à baratiner son discours, la main sur le c½ur, son patriotisme à bout de bras.
Cependant, il fut interrompu par un bruit de verre brisé; s'en suivit quelques secondes de silence totale avant qu'un hurlement appelant à la garde retentisse. Un sentiment d'incompréhension traversa la foule, ne sachant que faire et attendant un ordre.
Un cri se fit entendre, donnant des frissons à Sakura.
... : retenez le, il ne dois pas s'échapper!
Elle se tordit le cou pour tenter d'entrevoir de qui il s'agissait. Ses muscles se contractèrent lorsqu'elle aperçu une chevelure blonde qui ne lui était pas totalement inconnue.
Naruto venait de se défenestrer, Hinata dans ses bras, pour échapper à une patrouille dans le couloir du bâtiment. À voir son air ennuyé, il ne devait pas s'attendre à un tel accueil pour le recevoir en grandes pompes dans la courre.
Sur le moment personne ne réagit, trop stupéfait par les événements. Puis, tout s'enchaina en série catastrophique. Un ninja hurla en se précipitant sur eux, bientôt suivit de tous les autres présents. Sakura n'eut pas vraiment le temps de d'apprécier le spectacle, et luttait à contre courant à travers cette marrée humaine pour rejoindre Sai. Une silhouette noire se tenait prés de lui. La dame Uchiwa fronça les sourcils en reconnaissant l'Uzumaki qu'elle venait de laisser derrière elle. Il ne lui adressa qu'un murmure pour lui expliquer sa présence auprès d'eux.
Naruto : j'ai laissé un clone, ils en ont pour un bout de temps. Nous devons rester assez prés du bâtiment, Sasuke et Ino ne sont toujours pas ressortis.
Il posa sa joue contre le front glacé de sa femme, toujours inconsciente dans ses bras, puis se tourna vers Sakura pour qu'elle puisse l'ausculter.
Naruto : je ne me fais aucun soucis pour Sasuke, il sait ce qu'il a à faire, et ce qu'il fait.

- - -


Fenêtre sur cour.

# Posted on Tuesday, 17 March 2009 at 1:12 PM

Edited on Tuesday, 17 March 2009 at 1:31 PM

The Uchiwa

The Uchiwa
Avait-on déjà vécu pire situations que la sienne? Ça, il en doutait fortement. Dés lors que l'alarme avait retenti autours de lui, il s'était figé, craignant avoir commis une regrettable erreur qui foutrait en l'air la mission dont il s'était acquitté. Cependant, le peu de gardes qu'il pu entrevoir passer semblaient plus se précipiter vers un endroit précis de l'autre côté de la battisse, plutôt que le rechercher.
Sa tension et sa vigilance ne se relâchèrent pas pour autant, et il se déplaça avec minutie, à la manière d'une poussière soulevée par le vent, virevoltant dans le courant d'air, silencieusement. Il ne connaissait pas particulièrement bien la configuration des lieux, mais savait par déduction que le bureau du Kage devait être la pièce la mieux gardée de l'endroit. Le fait de décompter une demi-douzaine de sentinelles dans le même petit couloir étroit et dépourvu de toute ouverture, lui mis sérieusement la puce à l'oreille. S'étaient-ils tous donné le mot pour se retrouver dans ce sombre cul-de-sac? Tous été silencieux, et sondaient les environs.
Sasuke se tenait devant eux, dissimulé par une illusion créée de son sharingan, s'interrogeant de la suite des événements. Assurément, ils devaient être ici pour protéger leur Kage.
L'Uchiwa bloqua sa respiration, et tenta de déterminer où pouvait bien se cacher cet homme de pouvoir. Il s'approcha des premiers ninjas, qui tournèrent la tête dans sa direction, sentant sa présence, mais ne le voyant pas. Sasuke sourit, et changea de tactique. Si ces ninjas des sens si développés, autant les en priver. Très lentement, il passa la main dans sa besace et en sortit deux boulettes explosives qu'il lâcha au sol, puis se protégea les oreilles et les yeux. Un léger trouble se fit dans l'air, et il reporta son regard sur les gardes qui titubaient. Ils s'écroulèrent un à un sur le sol, plongé dans un sommeil forcé.
Sasuke observa le couloir. Une véritable impasse. Pas la moindre fenêtres, ni de porte, de placard... que des murs parfaitement lisses. Il se massa les tempes d'exaspération. S'il ne se dépêchait pas, les autres finiront par se dire qu'il s'était fait prendre, et ne pourrait pas venir lui porter secours. Ils rentreraient directement à Konoha, et il serait déclaré mort en mission, ses enfants le pleureraient comme ils avaient pleurer leur mère, alors qu'il venait juste de la retrouver. Il n'aurait pas eu beaucoup de temps pour lui dire combien il l'aimait et qu'il avait souffert de sa disparition, ce qu'il aller lui même faire, disparaître de sa vie, prisonnier de l'ennemi.
Une minute, depuis quand un Uchiwa pouvait-il être aussi défaitiste? Il sursauta à sa propre pensée. Il n'avait pas le droit de se laisser aller ainsi, s'était pour les faibles de s'inquiéter de cela! Il fallait qu'il se concentre un peu plus pour trouver la solution. Les appartements du Kage devaient bien être trouvables! Il avait beau se retourner les méninges dans tous les sens rien ne venait... et ce foutu courant d'air qui l'agaçait au plus haut point! Courant d'air? Ses cheveux imbibés de sueur se soulevaient au grès d'un léger vent provenant du fond du cul-de-sac, le narguant allègrement.
Les sourcilles froncés, Sasuke se dirigea vers le mur et le frôla de sa main, ressentant les effets d'un déplacement d'air. Sur le sol, une mince raie de lumière se dessinait sur le sol, filtrant de derrière le mur, qui ne se révéla pas être de béton comme supposé, mais de plâtre.
Sasuke se permit, dans la solitude de cet instant, un large sourire de contentement. Il ne dura pas longtemps : comment fonctionnait l'ouverture?
La première idée qui lui vint à l'esprit fut de pousser sur le mur. Il força donc de tout son poids, et contre toutes attentes de sa part, rien ne se produisit.
Déçu, il prit appui sur sa main pour mieux réfléchir, et le mur s'ouvrit. Il trébucha à l'intérieur d'une pièce obscure, ne se retenant de tomber que de justesse. Il parcouru rapidement les alentours d'un regard, et il aperçu un homme qui lui tournait le dos. Ce dernier ne sembla pas avoir remarqué son intrusion, jusqu'à ce qu'il prenne la parole.
Homme : capitaine, combien de fois devrais-je vous dire de vous faire annoncer avant d'entrer dans mon bureau?
Sasuke n'osa pas faire le moindre geste ou bruit qui le trahirait. L'homme continua cependant à lui parler.
Homme : je souhaite un rapport sur le tapage de cet nuit, j'espère bien que vous maitrisez la situation comme d'habitude. Et vous irez rendre visite à notre charmante invitée de Konoha, il ne faudrait tout de même pas qu'elle vienne à mourir, ce serait regrettable.
Sasuke : en effet.
L'homme sursauta en ne reconnaissant pas la voix qui venait de s'exprimer et se retourna. L'Uchiwa reconnu en lui la cible de sa mission. Le Kage du village de la terre le regardait, stupéfait. Aucun son ne sortit de sa bouche, car un kunai placé sous sa glotte eu raison de ses paroles.
Sasuke le força à s'assoir sous son regard autoritaire, et fouilla dans l'une de ses poche pour en sortir le mouchoir que Naruto lui avait remis la veille, lors de la mise en place de leur mission. Les yeux de son prisonnier s'écarquillèrent d'effroi. Il avait visiblement comprit ce qui aller suivre.
Sasuke : allons, ne faisons pas notre timoré, nous savons tous les deux que ce n'est qu'un petit moment désagréable à passer.
Le vieil homme bedonnant voulu résister, mais son corps fut prit de spasmes incontrôlables quand ses yeux croisèrent le sharingan.
Sasuke : ouvrez grand la bouche, comme chez le dentiste...
Sa mâchoire tomba mollement, comme si elle ne se trouvait plus sous contrôle de la conscience du Kage. Sasuke le saisit par le cou et lui enfonça le morceau de tissus au fond de la gorge avec deux doigts, puis le força à avaler.
L'homme s'étrangla, suffoqua, s'étouffa. Le konohien activa à ce moment là le jutsu collé sur le mouchoir et le corps agonisant se mit à trembler violemment, renversant chaises et autres objets proches. Soudainement, tout s'arrêta. L'homme était immobile, allongé sur le ventre à terre. Sasuke ne s'occupa pas de lui, releva une chaise, puis sortit de la pièce. La partie la plus simple venait de s'exécuter. Rester à s'en tirer sas le moindre mal, et à espérer qu'il n'avait pas commis de faute dans ses opérations : cela compromettrait l'avenir de Konoha.


- - -



# Posted on Saturday, 28 March 2009 at 5:57 AM